Le Japon dévoile son plan énergétique face à la crise du Moyen-Orient
Mercredi, le gouvernement japonais a présenté un plan global pour renforcer sa structure d'approvisionnement énergétique, alors que la fermeture effective du détroit d'Ormuz, conséquence de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran depuis fin février, frappe durement le pays, très dépendant du pétrole du Moyen-Orient. Piloté par la Première ministre Sanae Takaichi, ce plan prévoit de diversifier les sources de brut, d'instaurer un système de partage des surcoûts pour les importations hors Moyen-Orient grâce à un prélèvement sur les grossistes et négociants, et de subventionner les entreprises qui importent du pétrole évitant le détroit. Tokyo va aussi coopérer avec des pays de la région pour construire des oléoducs, avec le soutien de l'agence publique JOGMEC. Le texte inclut le stockage de naphta, dont la pénurie perturbe les activités de nombreuses entreprises japonaises, sous forme de réserves de brut ou de dérivés pétrochimiques solides. Le plan encourage également la décarbonation et le nucléaire pour améliorer l'autosuffisance énergétique du Japon. Takaichi avait annoncé en juin vouloir élaborer ce plan d'ici fin août.