Sommet BRICS 2026 : l'Inde tente de fédérer un monde fracturé
Le 10 juillet 2026, l'adoption de la Déclaration de New Delhi au sommet BRICS présidé par Narendra Modi a marqué un tournant pour le groupe, malgré des dissensions internes et un contexte mondial explosif (guerre en Ukraine, conflit au Proche-Orient, escalade tarifaire américaine). Alors que Donald Trump avait qualifié le BRICS de « mort » et menaçait de surtaxer ses membres, les dirigeants ont réussi à s'entendre sur un texte commun réaffirmant le multilatéralisme, la multipolarité et le respect du droit international. Ce sommet transforme le BRICS : il n'est plus une simple réunion d'économies émergentes, mais une plateforme politique où le Sud global tente de faire entendre sa voix face à un ordre mondial dominé par les États-Unis et l'ONU jugée inefficace. Pour l'Inde, c'est l'occasion de s'imposer comme leader des nations en développement et de proposer une alternative à la confrontation. L'impact concret : une remise en question des institutions héritées de et un signal fort adressé à Washington, même si les divergences commerciales entre membres (notamment Chine-Inde) restent profondes.