Pétrole : la stabilité politique en Malaisie et ASEAN mise à l'épreuve
Le brut Brent a dépassé 108 dollars le baril après une attaque de drones contre l'oléoduc saoudien Est-Ouest, perturbant une voie cruciale contournant le détroit d'Ormuz. Ces tensions au Moyen-Orient, combinées aux blocages en mer Rouge, menacent directement l'Asie du Sud-Est, très dépendante du commerce maritime. En Malaisie, les subventions fédérales pour l'énergie sont passées de 780 millions à 11,3 milliards de ringgits par mois depuis février 2026, forçant le gouvernement à maintenir ces aides pour éviter un effondrement économique. La hausse du pétrole renchérit les transports, l'électricité, l'aviation et l'agriculture, et le détournement des pétroliers via l'Afrique allonge les trajets de 22 jours, faisant flamber les coûts. Pour des pays comme Singapour, le Vietnam, l'Indonésie ou les Philippines, intégrés dans les chaînes de valeur mondiales, ces surcoûts se répercutent sur les biens intermédiaires et finis. Les banques centrales régionales sont désormais coincées entre inflation persistante et resserrement monétaire, mettant en péril la reprise post-pandémique.