Insta360 ouvre une boutique à New York pour séduire les créateurs américains, tandis que DJI est bloqué
Le fabricant chinois de caméras Insta360 a ouvert son premier flagship store aux États-Unis, à Times Square, en septembre dernier, avec le soutien de YouTubers et de cyclistes. L'entreprise, basée à Shenzhen, réalise entre 30 % et 40 % de son chiffre d'affaires sur le marché américain, ciblant les créateurs de contenu, les voyageurs et les sportifs. Cette offensive marketing intervient alors que son concurrent chinois DJI, leader mondial des drones et des caméras stabilisées (73 % des expéditions mondiales), est de plus en plus entravé par les autorités américaines : le Pentagone l'a qualifié d'entreprise militaire chinoise, et la FCC lui interdit de vendre de nouveaux drones et caméras aux États-Unis. Pour Insta360, qui détenait 20 % du marché des caméras intelligentes portables, cette fenêtre d'opportunité est cruciale : elle tente de conquérir les créateurs américains là où DJI ne peut plus agir. Cela change la donne pour l'industrie des caméras d'action et des drones, où GoPro, le pionnier californien, a été largement marginalisé. Concrètement, pour les consommateurs et créateurs américains, cela signifie une offre chinoise alternative accessible sans les restrictions qui pèsent sur DJI, mais aussi une dépendance croissante envers un fournisseur basé à Shenzhen dans un contexte de tensions géopolitiques.