Semi-conducteurs coréens : l'avance technologique ne suffit pas, il faut revenir en Chine
Le professeur Woo-Geun Rhee de l'université Sungkyunkwan a exhorté, lors d'un séminaire à Séoul, l'industrie sud-coréenne des semi-conducteurs à revenir sur le marché chinois en le segmentant, au lieu de miser uniquement sur l'avance technologique. Il a rappelé que la part de Samsung dans les smartphones en Chine est passée de 19,7 % après le sommet de 2013 à 0,8 % en 2017, et reste sous 1 % malgré les téléphones pliables lancés en 2019. Il qualifie la stratégie de « suprématie technologique » de drogue qui masque l'absence de feuille de route. Pour restaurer leur compétitivité à long terme, les acteurs coréens doivent bâtir un écosystème complet de semi-conducteurs système, y compris les entreprises fabless. Cela implique de repenser l'accès au marché chinois et de dépasser la simple course aux procédés de gravure avancés, comme le 3 nm. Pour Samsung, SK Hynix et les start-up locales, l'enjeu est de transformer une avance technique en parts de marché réelles, ce qui n'a rien d'automatique.