Défense, dette, diplomatie : le bilan mitigé de Takaichi après un an à la tête du Japon
Le Premier ministre japonais Shigeru Takaichi a achevé sa première année de mandat marquée par des choix stratégiques lourds : une augmentation historique du budget de la défense, passant à 2 % du PIB, un plan de réduction de la dette publique (qui dépasse 260 % du PIB) et une diplomatie active envers les États-Unis et l'Indo-Pacifique. Ce virage sécuritaire intervient dans un contexte de tensions accrues avec la Chine et la Corée du Nord, mais aussi de pression américaine pour un partage plus équitable des charges militaires. Concrètement, cela se traduit par une hausse des impôts pour les entreprises et les ménages, des coupes dans les dépenses sociales (santé, éducation), et un rapprochement militaire avec Washington et Séoul. Pour les citoyens japonais, c'est une pression fiscale inédite qui pèse sur le pouvoir d'achat ; pour les alliés régionaux, un signal de réarmement japonais qui pourrait modifier l'équilibre stratégique en Asie.