Subventions hypothécaires : Pékin dégaine pour sauver son marché immobilier en chute libre
Face à un effondrement immobilier qui dure depuis des années, le gouvernement chinois déploie à partir d'octobre 2026 un plan de sauvetage national inédit : il accorde une subvention de 1 % par an sur les taux d'intérêt hypothécaires aux primo-accédants. L'objectif est de résorber le stock de logements neufs invendus, estimé à des dizaines de millions d'unités vides, et de relancer la demande. La crise actuelle, marquée par des défauts en cascade de grands promoteurs (Evergrande, Country Garden…), a laminé la confiance des ménages, dont 70 % de la richesse est logée dans l'immobilier. Résultat : la consommation intérieure chute, les chantiers gèlent et les collectivités locales, privées des recettes de ventes de terrains, s'enfoncent dans la dette. Concrètement, pour un acheteur, la subvention réduira le coût du crédit, mais pas assez pour inverser la chute des prix ni restaurer la demande face à l'incertitude économique. Les économistes doutent que cette mesure ciblée suffise à réamorcer la pompe, alors que Pékin mise parallèlement sur une relance industrielle high-tech, freinée par les tarifs douaniers et les tensions géopolitiques. Pour les investisseurs, c'est un signal faible : le gouvernement agit, mais sans volonté de renflouer les promoteurs ni de soutenir les prix, laissant le marché s'ajuster douloureusement.