Le Japon de Takaichi veut un rapprochement avec les États-Unis, sans dépendance
Le gouvernement dirigé par Sanae Takaichi cherche à resserrer les liens de sécurité avec les États-Unis tout en obtenant un meilleur accès au marché américain, mais il refuse toute forme de domination économique. Cette stratégie de « proximité contrôlée » reflète la volonté de Tokyo de préserver son autonomie industrielle et technologique, notamment dans les semi-conducteurs et l'IA, où les États-Unis tentent d'imposer des restrictions. Concrètement, cela signifie que le Japon pourrait résister à certaines demandes américaines sur le contrôle des exportations vers la Chine, tout en renforçant sa propre base de défense. Pour les entreprises japonaises, cette position diplomatique crée une incertitude : d'un côté, l'accès aux technologies américaines est crucial, de l'autre, les pressions pour suivre le régime de sanctions contre la Chine menacent leurs ventes (plus de 10 milliards de dollars par an). Pour les investisseurs étrangers, cette « danse diplomatique » complique les prévisions sur l'évolution des relations commerciales nippo-américaines et l'impact sur les chaînes d'approvisionnement régionales.