L'usine taïwanaise qui devient le poumon des semi-conducteurs américains
Selon une enquête du New York Times, l'usine de TSMC en Arizona est devenue l'installation de fabrication de puces la plus stratégique des États-Unis. Avec un investissement de 40 milliards de dollars, elle doit produire des transistors de 4 nm puis 3 nm à partir de, après plusieurs reports. Cette usine est le pilier central de la loi CHIPS, visant à réduire la dépendance américaine envers Taïwan, qui concentre aujourd'hui 90 % de la production de puces les plus avancées. Pour l'Asie, cela signifie une concurrence accrue sur les talents d'ingénierie et les subventions, un déplacement des chaînes d'approvisionnement, et une pression sur les fondeurs taïwanais et sud-coréens (Samsung) pour accélérer leurs propres usines à l'étranger. Les retards de TSMC en Arizona ont aussi révélé les difficultés de transférer un savoir-faire asiatique très intégré vers un environnement de travail américain, ce qui pourrait freiner l'objectif de souveraineté industrielle américaine.