Chine : un ex-responsable du régulateur boursier condamné à mort avec sursis pour corruption
Le 27 octobre, un tribunal chinois a condamné Wang Huimin, ancien haut responsable de la lutte anticorruption à la Commission chinoise de régulation des marchés financiers (CSRC), à la peine de mort avec sursis de deux ans pour corruption. Selon le jugement de première instance rapporté par Xinhua, il a accepté des pots-de-vin d'un montant « exceptionnellement élevé » de plus de 436 millions de yuans (environ 84 millions de dollars singapouriens) entre 1998 et 2025, en échange de faveurs accordées à des entreprises et des particuliers, notamment pour leurs opérations commerciales et leurs levées de fonds. Le sursis de deux ans, assorti d'une privation définitive des droits politiques et de la confiscation de tous ses biens, signifie en pratique une peine de prison à perpétuité sans possibilité de réduction ni de libération anticipée. Le tribunal a toutefois retenu des circonstances atténuantes : certains faits n'étaient qu'à l'état de tentative, il a spontanément révélé des éléments ignorés des enquêteurs et une partie des gains illicites a été récupérée. Ce verdict, rendu alors que Pékin intensifie sa campagne anticorruption dans le secteur financier, envoie un signal très fort aux acteurs des marchés : même les hauts fonctionnaires chargés de surveiller la finance sont désormais sous pression maximale. Pour les banques, les courtiers et les entreprises cotées, cela signifie un risque de contrôle renforcé et une tolérance zéro qui pourrait se traduire par de nouvelles enquêtes et sanctions.