La Corée du Sud autorise l'usage limité de données personnelles pour l'IA
Le 20 septembre, l'Assemblée nationale sud-coréenne a adopté un amendement à la loi sur la protection des données personnelles, créant une exception légale pour l'utilisation de données brutes (images, voix) dans le développement de l'intelligence artificielle. Jusqu'à présent, les entreprises d'IA étaient freinées par l'obligation d'obtenir un consentement spécifique ou de passer par des bacs à sable réglementaires limités à 2-4 ans. Désormais, si l'utilisation de données pseudonymisées ou anonymisées s'avère insuffisante, un acteur peut, après examen par la Commission de protection des données (PIPC), utiliser légalement des données collectées, à condition de démontrer un intérêt public ou social et de mettre en place des mesures de sécurité renforcées. L'amendement prévoit aussi une évaluation des risques obligatoire pour les données sensibles, une transparence via la publication des traitements, et une procédure simplifiée pour les cas similaires déjà approuvés. La loi entrera en vigueur six mois après sa promulgation, la PIPC devant élaborer des décrets d'application d'ici là. Ce compromis entre innovation et vie privée pourrait servir de modèle réglementaire pour d'autres pays asiatiques confrontés au même dilemme.