L'Iran propose de rouvrir le détroit d'Ormuz en 7 jours si les USA lèvent le blocus
Jeudi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a proposé un accord rapide : rouvrir le détroit d'Ormuz et reprendre les discussions sur le nucléaire dans les sept jours, à condition que les États-Unis lèvent le blocus naval sur les ports iraniens, suspendent les sanctions sur les ventes de pétrole iranien et observent un cessez-le-feu incluant le Liban. Cette offre, transmise par des médiateurs, ressemble au mémorandum de juin qui avait échoué en 60 jours, mais avec un calendrier accéléré. L'Iran utilise sa capacité à perturber le détroit, par où transitait un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux avant la guerre, comme principal levier de pression. Pour l'administration Trump, qui subit des pressions sur les prix de l'énergie et à l'approche des élections de mi-mandat en novembre, accepter pourrait réduire les tensions et les prix, mais la méfiance est profonde, notamment sur la possibilité que Téhéran cherche simplement à gagner du temps pour exporter son pétrole. L'Arabie saoudite serait sceptique, et les durs du régime iranien pourraient rejeter les compromis du président modéré Pezeshkian. Cette initiative, si elle aboutissait, réduirait les risques de conflit et stabiliserait les marchés énergétiques mondiaux, mais son impact sur l'Asie, premier importateur de pétrole du Golfe, serait significatif.