Japon : Nissan, Honda et Toyota accélèrent pour rattraper la Chine sur le développement auto
Les constructeurs japonais Nissan, Honda, Toyota, Suzuki et Mitsubishi réduisent drastiquement leurs cycles de développement de véhicules, passant de quatre à cinq ans à moins de deux ans, pour rivaliser avec les entreprises chinoises qui lancent des modèles en moins de deux ans. Nissan vise un développement de SUV en trois ans et un mois pour l'Amérique du Nord d'ici 2028, puis deux ans et demi pour les modèles dérivés, grâce à une plateforme commune couvrant 80 % de ses ventes mondiales et réduisant de 70 % le nombre de pièces. Honda adopte l'approche « Triple Half » pour diviser par deux coûts, temps et charges de travail à partir de 2028, en utilisant l'IA. Toyota réduit ses types de pièces via le projet « Area 35 » pour améliorer la productivité. Cette transformation, déclenchée par la montée en puissance rapide des constructeurs chinois sur les marchés mondiaux, change la donne pour l'industrie automobile japonaise : elle oblige les acteurs historiques à abandonner leur modèle traditionnel lent et à adopter des méthodes agiles, sous peine de perdre des parts de marché face à BYD, Geely et autres. Pour les consommateurs et investisseurs, cela signifie des modèles plus innovants et rapides à arriver, mais aussi une pression accrue sur les marges et la nécessité de maîtriser les coûts de R&D.