Trump saborde-t-il la suprématie américaine dans l'IA en levant l'embargo sur les puces ?
L'administration Trump a levé fin 2025 les restrictions sur l'exportation des puces avancées de Nvidia vers la Chine, alors même que la présidence américaine affirme vouloir conserver une longueur d'avance sur Pékin dans la course à l'intelligence artificielle. Ces composants sont essentiels à l'entraînement des modèles d'IA les plus performants – un monopole que Washington détenait jusqu'alors, et que les experts jugeaient crucial pour freiner l'essor chinois. Le PDG de DeepSeek, Liang Wenfeng, avait lui-même reconnu que l'embargo était le principal frein à leur croissance. En renonçant à ce levier, Trump offre un avantage décisif à Pékin : selon les analystes, la Chine est déjà au niveau ou en avance sur les États-Unis en matière de talents, de données et d'énergie. L'enjeu dépasse la simple compétition technologique : il s'agit de savoir qui contrôlera l'infrastructure intellectuelle et militaire du XXIe siècle. Pour les entreprises asiatiques comme DeepSeek, Alibaba ou Baidu, cette décision américaine ouvre la voie à un rattrapage plus rapide et à une possible domination du marché mondial de l'IA.