Trump mise sur l'autorégulation des géants de l'IA après avoir exclu un accord avec la Chine
L'administration Trump a officiellement écarté la possibilité d'un accord bilatéral avec la Chine sur la régulation de l'intelligence artificielle, selon une source proche du dossier rapportée par le SCMP. À la place, le gouvernement américain s'en remet à l'autorégulation des grandes entreprises technologiques comme OpenAI, Google et Meta, sans cadre contraignant ni mécanisme de contrôle étatique. Cette décision intervient alors que les États-Unis et la Chine mènent une course effrénée aux modèles de langage et aux applications d'IA générative, et que Pékin impose de son côté des règles strictes sur le contenu et la sécurité des algorithmes. Pour les entreprises asiatiques, notamment chinoises, cela signifie qu'elles devront composer avec un environnement américain dérégulé, où leurs concurrents américains peuvent innover sans entraves, tandis que leurs propres exportations vers les États-Unis pourraient être soumises à des restrictions technologiques accrues. Les géants chinois comme Baidu, Alibaba et Tencent, déjà sous pression réglementaire locale, risquent de voir leur compétitivité relative se dégrader face à des rivaux américains bénéficiant d'une liberté opérationnelle totale. À l'inverse, les start-up et scale-ups asiatiques de l'IA, notamment en Inde et en Corée du Sud, pourraient tirer parti de ce flou réglementaire pour nouer des partenariats avec les firmes américaines sans passer par des accords intergouvernementaux.