L'UE veut sécuriser 7 minéraux critiques au Vietnam face à la Chine
Selon des documents internes de l'UE vus par Reuters le 14 octobre 2026, la Commission européenne négocie avec le président vietnamien Tô Lâm un accord pour garantir l'approvisionnement de sept minéraux critiques — tungstène, terres rares, antimoine, bismuth, bauxite, gallium et titane — tous essentiels aux semi-conducteurs, batteries et équipements de défense. Ces discussions, tenues à Hanoï, constituent une réponse directe aux restrictions à l'exportation imposées par la Chine en 2025 qui ont notamment entraîné une flambée du prix du gallium. L'UE considère désormais l'Asie du Sud-Est, et non ses propres mines, comme la voie la plus rapide pour contourner la mainmise de Pékin sur ces matériaux. Des outils financiers sont à l'étude, bien que les documents soulèvent des risques internes, notamment sur la capacité de transformation limitée du Vietnam. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où les États-Unis, l'Australie et la Corée du Sud ont déjà conclu des accords similaires avec Hanoï. Pour les fabricants de puces et d'IA, cette diversification représente une bouffée d'oxygène face à un goulet d'étranglement potentiel, mais l'UE devra investir massivement dans les capacités de raffinage vietnamiennes.