La fermeture du pipeline saoudien accentue la pression sur l'Asie
La fermeture du pipeline Est-Ouest de l'Arabie saoudite, décidée par précaution après une attaque la semaine dernière, prive l'Asie d'une voie de contournement clé face aux perturbations du détroit d'Ormuz. Les cours du brut dépassent déjà 100 dollars le baril, et les raffineurs asiatiques, premiers touchés, voient leurs marges se comprimer. La société Rystad Energy confirme que Ryad n'a ni divulgué l'ampleur des dégâts ni le calendrier de redémarrage, laissant planer un risque de retards de livraison. Cela survient alors que des économies comme le Japon, la Corée du Sud et l'Inde, très dépendantes des importations, doivent déjà faire face à des pressions inflationnistes. Les devises asiatiques et la croissance régionale subiront un contrecoup, avec un impact direct sur le pouvoir d'achat des consommateurs et les coûts industriels. La rupture d'approvisionnement met à l'épreuve la résilience économique de la région, qui devra absorber ce choc en l'absence de solution de remplacement rapide.