DeepSeek : comment les fonds quantitatifs chinois prospèrent malgré la régulation
Alors que Pékin renforce la surveillance de ses marchés financiers, les fonds quantitatifs chinois connaissent un essor inattendu, porté par l’adoption massive de l’intelligence artificielle. Le phénomène, surnommé « effet DeepSeek » en référence à la start-up d’IA du même nom, illustre comment ces fonds exploitent des algorithmes de trading sophistiqués pour contourner les limites imposées aux gestionnaires traditionnels. En, la part des transactions boursières générées par des algorithmes a bondi à près de 40 % à Shanghai et Shenzhen, contre 25 % trois ans plus tôt. Cette croissance s’explique par la capacité des quant funds à naviguer dans des secteurs moins régulés, notamment la tech et l’IA, tout en évitant les actifs immobiliers sous pression. Pour les investisseurs institutionnels chinois, cela signifie une concurrence accrue sur les rendements, mais aussi un risque de volatilité amplifiée si la régulation venait à se durcir davantage. À l’international, le modèle interroge : la Chine devient-elle un laboratoire où l’IA dicte les marchés avant que les garde-fous ne soient pleinement opérationnels ?