Comment Pékin neutralise la machine à sanctions de Washington
Alors que Donald Trump, depuis la tribune de l'ONU, menace d'« anéantir l'Iran » et refuse toute régulation mondiale de l'IA, Pékin profite du vide multilatéral pour renforcer son propre réseau. L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui fête ses 25 ans, vient d'adopter 27 documents condamnant les frappes américaines sur l'Iran. Fondé en 2001 avec six membres, le bloc en compte aujourd'hui dix et s'impose comme une alternative diplomatique à l'ordre occidental. Pour les entreprises et États asiatiques, cela signifie un accès à des circuits de financement et d'échanges« dédollarisés », contournant les sanctions US. Concrètement, les banques chinoises traitent désormais plus de 20 % des paiements pétroliers iraniens en yuan, réduisant l'efficacité des futures sanctions américaines.