Corée du Sud : une loi antiespionnage élargie entre en vigueur pour protéger les puces
La Corée du Sud a mis en vigueur le 13 septembre une révision de son Code pénal qui étend les infractions d'espionnage au-delà de la Corée du Nord pour inclure tous les pays étrangers. Adoptée le 26 février, cette loi crée un nouveau délit d'espionnage au profit d'un État ou d'une organisation étrangère, passible d'une peine minimale de trois ans de prison. L'objectif est de combler une faille juridique qui limitait les poursuites aux seuls actes bénéficiant à la Corée du Nord, forçant les procureurs à recourir à des lois plus légères sur les secrets commerciaux. Cette réforme intervient après des fuites très médiatisées, notamment l'inculpation en 2025 de cinq anciens employés de Samsung accusés d'avoir transféré des technologies de puces DRAM au fabricant chinois CXMT. Concrètement, les entreprises sud-coréennes de semi-conducteurs, batteries et IA – comme Samsung, SK Hynix ou LG – bénéficient désormais d'une protection juridique renforcée contre le vol de leurs secrets industriels par des concurrents étrangers, mais cela risque de compliquer les partenariats technologiques avec des acteurs chinois, qui y voient un risque de discrimination. La Chine a déjà appelé à un environnement commercial équitable et non discriminatoire.