Ormuz : avec le Japon, les pays pétroliers se précipitent sur les oléoducs alternatifs
La fermeture prolongée du détroit d'Ormuz pousse le Japon à soutenir l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dans l'expansion de leurs routes d'exportation de pétrole brut alternatives. L'Irak, le Koweït et le Qatar, confrontés à des difficultés encore plus sévères, représentent pour Tokyo des opportunités uniques d'investissement et de coopération. En appuyant ces oléoducs de contournement, le Japon sécurise ses approvisionnements énergétiques, essentiels pour son économie et celles de l'Asie du Nord-Est. Ces infrastructures réduiraient la dépendance au passage d'Ormuz, mais leur construction exige des capitaux considérables et des accords politiques fragiles. Pour les producteurs du Golfe, c'est un moyen de diversifier leurs exportations et de gagner en autonomie stratégique. L'impact se mesurera en termes de prix du pétrole et de stabilité des marchés asiatiques.