La Chine, un concurrent à garder à distance
Dans une chronique signée Jonathan Fritz (InsideSources.com), l'auteur affirme que la Chine de Xi Jinping considère les États-Unis comme le principal obstacle à ses ambitions : victoire du communisme sur le capitalisme, réunification forcée de Taïwan et retour au centre de la scène mondiale. Face à la puissance américaine qui profite encore à son économie, Xi privilégie la concurrence économique à l'affrontement militaire direct. Preuve de cette interdépendance : malgré des droits de douane élevés, les échanges bilatéraux ont atteint près de 500 milliards de dollars l'an dernier, faisant de la Chine le troisième partenaire commercial des États-Unis. Pékin, en dominant les chaînes d'approvisionnement mondiales dans des secteurs clés comme l'acier, la construction navale, les véhicules électriques ou l'IA, a déjà utilisé son contrôle des aimants en terres rares pour faire reculer Washington en 2025 sur ses droits de douane et ses restrictions sur les semi-conducteurs. Dans le même temps, la Chine intensifie sa pression grise envers Taïwan, les Philippines et le Japon, tout en cherchant à remodeler les organisations internationales à sa convenance. Ce constat plaide pour une stratégie américaine claire : reconnaître la rivalité, tout en maintenant des canaux de coopération là où les intérêts convergent.