Baillie Gifford mise sur l'IA en Chine, abandonne l'idée d'une reprise généralisée
Le fonds Baillie Gifford China Growth Trust a surperformé son indice de référence au premier semestre 2026, malgré une baisse absolue de 0,9 % de sa valeur liquidative sur les six mois clos au 31 juillet. Cette performance, supérieure de 4,7 points de pourcentage à celle du MSCI China All Shares Index (en recul de 5,6 %), s'explique par un recentrage accru sur les valeurs technologiques chinoises, en particulier l'intelligence artificielle (IA), les semi-conducteurs et la fabrication avancée, alors que l'économie chinoise reste « à deux vitesses » : l'immobilier et la consommation intérieure sont atones. Les gérants citent ByteDance, Zhongji Innolight, CATL comme principaux contributeurs, tandis que Tencent, Ping An et Alibaba ont pesé. L'écart avec l'indice s'est creusé à 18,1 points de pourcentage sur 20 mois (depuis novembre 2024). Pour les investisseurs, ce basculement signifie que la poche « Chine » ne se joue plus sur une reprise macroéconomique, mais sur une poche technologique étroite et concentrée, avec un risque géopolitique persistant sur les chaînes d'approvisionnement. Le fonds maintient un taux de frais courants de 1,06 % et sa décote par rapport à la valeur liquidative s'est creusée à 9,7 %, signalant une défiance des marchés secondaires malgré la surperformance.