Le Japon approuve la future usine 3 nm de TSMC à Kumamoto
Le ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie (METI) a approuvé vendredi le projet de construction d'une seconde usine de puces par la coentreprise Japan Advanced Semiconductor Manufacturing (JASM), dirigée par le taïwanais TSMC, dans la préfecture de Kumamoto. Cette nouvelle usine produira des semi-conducteurs de 3 nm, une technologie plus avancée que les 12 nm et 6 nm initialement prévus, avec une capacité de 6 000 wafers par mois, bien en deçà des 48 000 envisagés auparavant. Le gouvernement japonais a également validé la modification de la première usine de TSMC au Japon, qui abandonnera la production de puces 12-16 nm pour se concentrer sur des technologies 22-28 nm, avec un volume de 45 000 wafers par mois. Ces ajustements répondent à la demande croissante de puces pour l'IA, selon le journal Asahi Shimbun. La nouvelle usine devrait démarrer sa production en décembre 2028, mais les volumes finaux dépendront du montant des subventions publiques, initialement fixé à 150 milliards de dollars taïwanais (environ 4,63 milliards de dollars américains). Cette décision renforce la souveraineté technologique du Japon dans les semi-conducteurs avancés, tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis de Taïwan et de la Chine.