Taiwan élargit ses restrictions sur les puces avancées vers la Chine et durcit les peines
Taïwan durcit son contrôle des exportations de semi-conducteurs vers la Chine continentale. Un projet d’amendement à la loi sur le commerce, porté par le parti au pouvoir (DPP), élargit les restrictions actuelles – jusque-là centrées sur les équipements de fabrication de wafers – pour couvrir les circuits intégrés avancés, les matériaux clés et les pièces détachées, avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et 10 millions de dollars taïwanais d’amende (environ 400 000 euros). Le texte cible explicitement le contournement via des pays tiers, après la découverte en août d’un réseau ayant réacheminé 74 serveurs équipés de puces Nvidia vers la Chine. L’audience parlementaire se tient ce 2 septembre. Pour les entreprises technologiques asiatiques – assembleurs taïwanais, clients chinois, mais aussi fabricants de serveurs et fournisseurs de composants – cette mesure durcit soudainement l’accès au marché chinois et augmente les risques juridiques et logistiques, forçant à revoir les chaînes d’approvisionnement et les stratégies de conformité.