Asie de l'Est et du Sud-Est vulnérable en cas d'éclatement de la bulle IA
Selon un rapport publié hier par l'AMRO (Bureau de recherche macroéconomique de l'ASEAN+3), les économies de l'Asie du Sud-Est, de la Corée du Sud, du Japon et de la Chine sont les plus exposées à un ralentissement brutal du boom de l'intelligence artificielle. La région représente les deux tiers de la croissance mondiale du commerce lié à l'IA et est profondément intégrée aux marchés financiers spécialisés. En cas de correction, les conséquences pourraient inclure des ventes massives en bourse, des sorties de capitaux, des difficultés de refinancement pour les entreprises technologiques très endettées, et une chute des exportations high-tech. Des pays comme la Corée du Sud abritent les plus grands fabricants mondiaux de puces mémoire, tandis que la Malaisie est l'un des principaux hubs d'assemblage de semi-conducteurs. L'augmentation des emprunts par les hyperscalers (géants du cloud) pour financer la construction de data centers, l'opacité des marchés de crédit privés et les montages financiers circulaires aggravent le risque. Cette alerte intervient alors que des banques centrales, de la Banque d'Angleterre à l'Autorité monétaire de Singapour, s'inquiètent du décalage entre les investissements massifs dans l'IA et ses retombées économiques encore limitées.