Après Hormuz, les nations maritimes préviennent : le commerce mondial se fracture
En février, les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran ont conduit Téhéran à fermer de fait le détroit d'Ormuz, par où transite environ un cinquième du pétrole mondial. Les principales nations maritimes tirent la sonnette d'alarme : le commerce mondial se fragmente, et chaque maillon de la chaîne paiera la facture. Les armateurs sont contraints de rerouter leurs navires vers des routes plus longues, avec des primes d'assurance guerre qui explosent et des délais de livraison allongés. Pour l'Asie et l'Océanie, très dépendantes du pétrole du Golfe et des conteneurs empruntant cette route, les coûts d'importation grimpent aussitôt, alimentant l'inflation régionale. Concrètement, cette fracture annoncée se traduit par des prix plus élevés pour les entreprises et les consommateurs, et par une réorganisation durable des chaînes d'approvisionnement.