Au G20, le Japon défend son yen face aux appels américains à une hausse des taux
Le ministre japonais des Finances, Satsuki Katayama, et le gouverneur de la Banque du Japon (BOJ), Kazuo Ueda, participeront la semaine prochaine à la réunion des ministres des Finances du G20 à Asheville (Caroline du Nord). L'ordre du jour inclut les répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, les sanctions contre l'Iran et surtout le débat sur le yen, qui reste faible malgré une intervention conjointe nippo-américaine le mois dernier. Le yen se négocie autour de 159,60 pour un dollar, loin du plus bas à 164 (son niveau le plus faible en 40 ans) atteint en juillet. Les marchés anticipent désormais une probabilité de 80 à 90 % d'une hausse des taux de la BOJ lors de sa réunion de septembre, sous l'impulsion du secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, qui a publiquement appelé Tokyo à resserrer sa politique monétaire. Le vice-gouverneur de la BOJ, Ryozo Himino, a renforcé ces attentes en insistant sur la nécessité de hausses opportunes. Katayama a confirmé qu'elle prévoyait des discussions bilatérales avec Bessent en marge du G20, ce qui pourrait déterminer la prochaine étape de la politique monétaire japonaise.