Le Japon relance le débat sur les surgénérateurs rapides face à la Chine et la Russie
Le gouvernement japonais étudie la construction d’un réacteur nucléaire surgénérateur rapide de nouvelle génération, technologie qui permettrait de réduire sa dépendance à l’uranium importé. Cette réflexion intervient alors que la Chine et la Russie accélèrent leurs programmes dans ce domaine, avec des projets déjà en exploitation ou en construction. Le prototype Monju de l’Agence japonaise de l’énergie atomique a été démantelé en 2016 après des problèmes techniques et de gestion. Si Tokyo relance ce chantier, il s’agirait d’un retournement stratégique après l’arrêt quasi total du nucléaire civil post-Fukushima. Pour le Japon, maîtriser cette filière permettrait de sécuriser son approvisionnement énergétique sur le long terme, dans un contexte de tensions géopolitiques et de volatilité des cours des combustibles. Pour les industriels japonais (Mitsubishi Heavy Industries, Toshiba) et les opérateurs (Tepco, Kansai Electric), cela ouvrirait de nouveaux marchés, mais les défis techniques et de sécurité restent colossaux.