Sans les semi-conducteurs, la compétitivité de la Corée du Sud décroche
Une analyse récente montre que, si l'on retire l'effet du « supercycle » des semi-conducteurs, la compétitivité industrielle de la Corée du Sud est déjà retombée à des niveaux préoccupants. Les exportations du pays restent structurellement dominées par les mémoires, Samsung Electronics et SK Hynix assurant l'essentiel des gains. Hors de ce secteur, la part sud-coréenne dans les marchés mondiaux recule face à la Chine et à Taïwan, notamment dans la chimie, l'automobile et les machines. Cette dépendance expose l'économie aux retournements du cycle des puces et à la concurrence chinoise. Pour les décideurs et les industriels, l'enjeu est de diversifier l'appareil productif avant que le ralentissement du supercycle ne rende le déclin plus visible. Séoul et les chaebols sont désormais sous pression pour transformer l'avance technologique actuelle en avantage compétitif durable.