Les entreprises allemandes soutiennent un durcissement des mesures de l'UE contre la Chine, malgré les risques
Selon un sondage de la Chambre de commerce et d'industrie allemande (DIHK) publié cette semaine auprès d'environ 1 300 entreprises, plus de la moitié d'entre elles estiment que l'Union européenne doit renforcer ses mesures commerciales à l'égard de la Chine, même si cela doit se traduire par des hausses de prix, des tarifs douaniers ou des représailles pour leurs propres activités. Parmi les firmes disposant d'opérations en Chine, le soutien à un durcissement atteint 49 %, contre 46 % d'opposition. Ce résultat intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Bruxelles et Pékin, notamment sur les subventions accordées aux industries chinoises (véhicules électriques, panneaux solaires) et la surcapacité de production. Le Dr Volker Treier, responsable du commerce extérieur à la DIHK, appelle l'Europe à « contrer résolument les distorsions de concurrence » tout en mettant en garde contre des « mesures globales qui se nuiraient à elles-mêmes ». Ce sondage indique un véritable basculement : alors que les entreprises allemandes étaient jusqu'ici réticentes à une confrontation commerciale avec la Chine, beaucoup sont désormais prêtes à en accepter les coûts directs, ce qui pourrait encourager la Commission européenne à adopter des mesures plus agressives, tout en compliquant les décisions stratégiques des groupes allemands implantés en Chine.