Les États-Unis misent sur des frégates japonaises et coréennes pour rattraper la Chine
Selon Asia Times, les États-Unis évaluent actuellement des frégates conçues par le Japon (Mitsubishi Heavy Industries, classe Mogami), la Corée du Sud (classe Chungnam) et la Turquie (classe Istanbul) dans le cadre d'un nouveau programme de frégates destiné à accélérer l'expansion de la flotte américaine. Cette initiative fait suite à l'annulation partielle du programme Constellation (4 des 6 coques prévues abandonnées en novembre 2025 en raison de surcoûts atteignant 1,5 milliard de dollars par unité et de trois ans de retard). Lancée par une directive d'août 2026 de l'administration Trump, elle invoque une dérogation d'intérêt national pour contourner l'interdiction légale d'acheter des navires de combat étrangers, rompant avec plus d'un siècle de construction navale domestique. L'objectif est d'adopter un « modèle finlandais » : les chantiers alliés construiraient les premières coques avant de transférer la technologie et la production aux États-Unis. Cependant, le Congrès américain s'oppose fermement : les projets de loi de défense pour l'exercice 2027 (FY2027) visent à supprimer cette dérogation et à bloquer le financement de navires étrangers. Pour le Japon et la Corée du Sud, cette ouverture représente une opportunité industrielle et stratégique majeure, mais elle expose aussi un besoin urgent des États-Unis face à l'avance chinoise en capacités navales et en productivité des chantiers.