Bassora paralysée : le blocus d'Ormuz met à l'arrêt le hub pétrolier irakien
Depuis le 22 septembre, le blocus du détroit d'Ormuz par l'Iran paralyse le port irakien de Bassora, premier terminal d'exportation pétrolière du pays. Des milliers d'ouvriers, comme le technicien de maintenance Fawzi, se retrouvent inactifs faute de navires à charger. Les quais sont vides et les cargaisons de brut irakien, qui représentent 95 % des recettes de l'État, ne peuvent plus transiter. Ce blocus intervient dans un contexte de tensions régionales accrues entre Téhéran et les puissances occidentales. Pour l'Irak, déjà fragilisé par la corruption et une infrastructure vieillissante, c'est un coup dur : les revenus pétroliers pourraient chuter de 80 % dès octobre, menaçant la stabilité économique et sociale du pays. Les entreprises internationales actives dans le secteur énergétique irakien, comme BP ou ExxonMobil, voient leurs opérations suspendues sine die.