Chantiers navals japonais et sud-coréens : les robots comme rempart face à la Chine
Selon le Financial Times, les chantiers navals japonais et sud-coréens accélèrent le déploiement de robots de soudage et d'assemblage sur leurs lignes de production face à la domination chinoise du secteur. La Chine concentre l'essentiel de la construction mondiale de vraquiers et de porte-conteneurs grâce à des coûts plus faibles et des aides publiques massives. Le Japon et la Corée du Sud se recentrent sur les navires à forte valeur ajoutée, notamment les méthaniers et les cargos conçus pour réduire leurs émissions, où l'automatisation doit réduire les délais et les coûts. Cette mutation impose aux sous-traitants locaux de s'équiper sous peine d'être exclus des chaînes d'approvisionnement. Pour les armateurs, cela peut se traduire par des prix plus stables et des commandes livrées plus vite, surtout sur les segments technologiques. Mais les robots ne suffiront pas à combler l'écart de volume avec les capacités massives et subventionnées de la Chine.