Japon : les « décennies perdues » sont une fiction financière, le capital va revenir
Andrew McDermott, fondateur du fonds Mission Value Partners (ancien de J.P. Morgan et Southeastern Asset Management), affirme que le récit des « décennies perdues » du Japon est un mythe imposé par l'industrie financière. Selon lui, c'est l'économie américaine qui a réellement décroché depuis 1980, pas le Japon. Pour preuve, il cite les classements PISA (1er rang du Japon contre 20e pour les États-Unis), les infrastructures et l'espérance de vie bien supérieures. Pendant ce temps, le Nikkei 225 a bondi de 27 % en 2026 et la Banque du Japon a jugé l'inflation « globalement conforme » à sa cible de 2 %, tout en maintenant son taux à 1,25 % (plus haut depuis 1995). Si McDermott a raison, la prochaine étape n'est pas un simple rally boursier : le Japon, premier créancier mondial, pourrait rapatrier massivement ses capitaux placés à l'étranger. Cela changerait la donne pour les marchés obligataires et actions occidentaux, qui dépendent des flux nippons, et contraindrait les investisseurs à réévaluer non seulement le Japon mais aussi la soutenabilité des dettes publiques américaine et européenne.