Bessent au G20 : l'épreuve diplomatique sur les droits de douane, l'Iran et la dette
Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent affronte lundi et mardi à Asheville (Caroline du Nord) un test diplomatique au G20 financier, où il veut réduire les déséquilibres commerciaux mondiaux, stimuler la croissance et couper les liens économiques avec l'Iran, tout en calmant les inquiétudes sur la dette et les rendements obligataires américains. Ayant boycotté le G20 l'an dernier en Afrique du Sud, il entend le remodeler sous l'égide de Washington, mais les tensions sont vives : les droits de douane de Trump, la guerre avec l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz pèsent sur presque toutes les économies. Bessent menace de sanctions secondaires les acheteurs de pétrole iranien et a déjà frappé une banque égyptienne liée à Téhéran via les Émirats. Le G20 est divisé : la Chine, la Russie et d'autres veulent parler tarifs plutôt qu'Iran. En juillet, tous les pays du G20 et l'UE avaient été frappés de droits américains de 10 % ou 12,5 % pour laxisme présumé sur le travail forcé, et seize grands partenaires commerciaux, dont plus de la moitié au G20, risquent d'autres taxes. Pour l'Asie-Océanie, très dépendante des exportations et de l'énergie, une telle escalade douanière et un Ormuz fermé signifient des surcoûts d'importation, des chaînes d'approvisionnement perturbées et une croissance régionale affaiblie.