Samsung : le bénéfice de sa division puces multiplié par neuf grâce à la mémoire IA
La division semi-conducteurs de Samsung Electronics a vu son bénéfice d'exploitation bondir d'environ ×9 sur un an, portée par la demande en mémoire HBM4 (mémoire à haute bande passante de 4ᵉ génération) et par l'explosion des prix de la DRAM classique. Le mouvement n'est pas isolé : SK Hynix et Micron publient eux aussi des résultats records, signe que l'ensemble du secteur mémoire est entré dans un cycle haussier d'une ampleur inédite-. Le déclencheur est l'IA générative : les centres de données qui équipent les puces de Nvidia, AMD et des géants chinois du cloud absorbent des volumes de HBM et de DDR5 qui assèchent l'offre destinée au reste du marché. Conséquence directe pour l'Asie : les fabricants de PC, de smartphones et de consoles — Lenovo, Asus, Acer, Xiaomi, mais aussi les assembleurs taïwanais et les sous-traitants japonais — voient leurs coûts de composants grimper et devront répercuter la hausse sur les prix de vente. Pour Samsung, c'est un redressement stratégique majeur après deux ans de retard sur SK Hynix dans le HBM ; pour la Corée du Sud, c'est un ballon d'oxygène pour la balance commerciale et la Bourse de Séoul. Le risque, déjà connu, reste celui du retournement : les capacités supplémentaires mises en chantier pourraient transformer ce supercycle en surcapacité-.