Les fabricants de smartphones pris en étau entre le boom de l'IA et l'accaparement des mémoires par les PC
Alors que Lenovo, HP et Dell verrouillent des contrats LTAs (accords d'approvisionnement long terme) pour la DRAM et la NAND flash dès 2027, les ténors du PC s'assurent une priorité d'allocation face à une pénurie de mémoire qui s'aggrave. En cause : Samsung et SK Hynix réorientent massivement leurs lignes de production vers les mémoires haute performance (HBM) et les SSD d'entreprise pour alimenter les data centers IA, au détriment de la mémoire grand public. Résultat : les smartphones, surtout les modèles d'entrée et de milieu de gamme à moins de 200 dollars, vont subir de plein fouet une hausse de 10 à 20 % du coût des composants. Les OEM mobiles, qui dépendent de consommateurs B2C très sensibles au prix, n'auront d'autre choix que de réduire les configurations RAM, d'augmenter les prix ou de rogner sur des marges déjà minimales. Cette situation expose le déséquilibre entre un marché PC soutenu par des cycles de renouvellement d'entreprises stables et un secteur mobile contraint par la pression tarifaire immédiate.