L'achat patriotique d'actions en Chine révèle les fragilités de son économie
Face au ralentissement économique et à la chute des marchés boursiers-, le gouvernement chinois, via ses médias d'État et les réseaux sociaux, a intensifié les appels à un « achat patriotique » d'actions domestiques, exhortant les citoyens à soutenir l'économie nationale. Ce mouvement, qui rappelle les campagnes similaires de, vise à endiguer la fuite des capitaux et à stabiliser les indices (Shanghai Composite, CSI 300) alors que la confiance des investisseurs étrangers s'effrite. Derrière ces incitations se cache une économie réelle confrontée à une crise immobilière persistante, à une demande intérieure atone et à une dette publique croissante. Pour les ménages chinois, déjà prudents dans leur épargne, cet appel à risquer leur capital sur un marché volatil représente un pari forcé. Pour les investisseurs étrangers, cela confirme que Pékin privilégie le contrôle de la narrativité plutôt que des réformes structurelles, ce qui accroît la prime de risque sur les actifs chinois. L'achat patriotique agit donc comme un indicateur paradoxal : une bouffée d'oxygène temporaire pour les indices, mais un signal de faiblesse profonde pour l'économie réelle.