AirAsia et Capital A dévissent en Bourse, le gouvernement malaisien envisagerait une intervention
Les actions d’AirAsia et de sa maison mère Capital A ont chuté lourdement lundi à Kuala Lumpur, le transporteur low-cost perdant 21,09 % (à 50,5 sen) et Capital A 18,18 % (à 22,5 sen), dans des volumes d’échanges massifs. Cette déroute fait suite à des informations selon lesquelles l’État malaisien pourrait intervenir dans les opérations domestiques d’AirAsia, inquiet de sa santé financière. La compagnie doit au moins 500 millions de ringgits à l’opérateur aéroportuaire Malaysia Airports Holdings, tandis que Batik Air s’est dite prête à déployer des appareils pour absorber la demande intérieure si nécessaire. AirAsia a tenté de rassurer en précisant que ses levées de fonds (jusqu’à 1 milliard de dollars en dette internationale et 700 millions de ringgits en crédit local) visent le refinancement et la consolidation de bilan, non le financement de besoins opérationnels. Pour les investisseurs, la chute des cours reflète la crainte d’une nationalisation ou d’un plan de sauvetage qui diluerait les actionnaires. Les passagers, eux, pourraient subir des perturbations si l’État impose une restructuration forcée ou une réduction des vols.