La BAII veut créer une plateforme pour attirer les capitaux privés vers les infrastructures asiatiques
La Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII), basée à Pékin, prévoit de lancer une plateforme de mise en commun de capitaux afin d'attirer les assureurs, fonds de pension et autres investisseurs institutionnels vers le financement des infrastructures en Asie. L'initiative, dévoilée lors d'une conférence co-organisée avec l'Autorité monétaire de Hong Kong, en est encore à un stade précoce, avec des détails attendus d'ici six à neuf mois. La BAII a déjà mobilisé quelque 17,5 milliards de dollars de capitaux privés depuis sa création jusqu'à fin 2025, mais sa directrice des investissements, Kim-See Lim, veut accélérer fortement le rythme. Le constat est sans appel : selon la Banque asiatique de développement, la région a besoin de 1 700 milliards de dollars par an d'investissements dans les infrastructures jusqu'en 2030, avec un déficit annuel persistant pouvant atteindre 700 milliards. La nouvelle plateforme vise à standardiser les conditions d'investissement dans la classe d'actifs « infrastructures », afin de réduire les frictions et d'attirer davantage de capitaux privés. Concrètement, si elle aboutit, elle pourrait combler une partie du déficit et débloquer des financements pour des projets clés (transports, énergie, numérique) dans les économies émergentes d'Asie, où les besoins sont criants.