Volkswagen en Chine : les ouvriers écrivent (en mandarin) à leurs collègues
Alors que Volkswagen annonce des suppressions de postes en Allemagne, des ouvriers chinois de ses coentreprises ont pris la parole, non par grève mais par une lettre ouverte adressée à leurs homologues allemands. Ce texte, publié sur les réseaux sociaux chinois, exprime leur inquiétude face à l'avenir de l'emploi chez le constructeur, alors que le marché chinois, premier débouché du groupe, ralentit. La lettre s'inscrit dans un contexte de concurrence accrue des véhicules électriques locaux (BYD, Nio) et de baisse des ventes de thermiques, qui pousse VW à réduire ses coûts. Pour les salariés chinois, souvent moins protégés par les syndicats que leurs collègues allemands, cette initiative inédite révèle une solidarité transnationale naissante. Elle met en lumière la précarité des emplois dans les coentreprises automobiles, où les droits sont plus limités. À terme, ce mouvement pourrait influencer les négociations sociales chez VW et interroger les stratégies d'adaptation des constructeurs étrangers en Chine.