Régulation de l'IA : le président de la Chambre américaine met en garde contre un frein qui profiterait à la Chine
Le président républicain de la Chambre des représentants des États-Unis, Mike Johnson, a averti dimanche qu'une régulation trop rapide et trop stricte de l'intelligence artificielle ferait perdre la course technologique à la Chine. Il appelle à une réunion avec les grands patrons de l'IA (dont Sam Altman et Elon Musk) pour définir un cadre équilibré, tout en rejetant toute panique législative. Cette déclaration survient alors que des experts – comme Dario Amodei (Anthropic) – réclament un ralentissement face aux risques de « superintelligence », et qu'un chercheur d'OpenAI et Anthropic a quitté le secteur en accusant les entreprises de « jouer avec nos vies ». Johnson a indiqué avoir discuté de cette réunion avec Donald Trump et se dit prêt à l'organiser dès cette semaine. Concrètement, ces propos confirment que l'administration Trump privilégie une approche dérégulatrice, au risque de laisser des incidents de sécurité (comme la fuite d'un modèle IA vers Hugging Face) sans réponse contraignante. Pour les acteurs asiatiques, notamment chinois, cette hésitation américaine ouvre une fenêtre stratégique : Pékin, qui investit massivement dans l'IA, pourrait accélérer ses propres normes et gagner des parts de marché si Washington tarde à trancher.