Séoul s'inquiète du retard technologique face à Pékin dans les semi-conducteurs
Le député sud-coréen Kim Gi-hyeon (cinquième mandat, Parti du pouvoir du peuple) alerte sur le rattrapage accéléré de la Chine dans les semi-conducteurs, notamment dans la mémoire (CXMT, YMTC) face à Samsung Electronics et SK hynix. Lors d'un entretien, il estime que « la question n'est plus de savoir si la Chine nous rattrape, mais quand elle nous dépassera ». Il appelle à une réponse nationale unifiée (« une seule équipe semi-conducteurs »). Le gouvernement chinois mobilise subventions massives, financements politiques et soutien fiscal pour atteindre l'autosuffisance dans toute la filière (mémoire, fonderie, back-end). En parallèle, les États-Unis soutiennent Micron et exigent que les firmes coréennes construisent des usines sur le sol américain. Pour Kim, le Parlement doit créer un environnement favorable à l'investissement (centaines de milliers de milliards de wons) pour préserver la compétitivité, car une fois perdue, elle est quasi irrattrapable. L'enjeu est désormais géopolitique : les semi-conducteurs sont au cœur de la concurrence entre nations.