Le dépôt d'Anthropic révèle que TSMC a parfois manqué de puces, un signal d'alarme pour l'IA
Selon le dossier d'introduction en Bourse (IPO) d'Anthropic, le géant taïwanais TSMC n'a pas toujours été en mesure de fournir suffisamment de puces pour répondre à la demande de l'entreprise. Ce constat, rendu public par la start-up américaine dans ses documents réglementaires, met en lumière une dépendance critique de l'industrie de l'IA vis-à-vis d'un seul fabricant de semi-conducteurs. Pour Anthropic, cette contrainte a pu ralentir l'entraînement de ses modèles d'IA, comme Claude, et limiter sa capacité à rivaliser avec des concurrents tels qu'OpenAI ou Google. Pour le secteur, cela souligne la fragilité de la chaîne d'approvisionnement en puces high-end, dominée par TSMC, et le besoin urgent de diversifier les sources de production. En Asie, cette révélation pourrait accélérer les investissements dans la fabrication locale de puces, notamment au Japon et en Corée du Sud, et renforcer la pression sur des entreprises comme Samsung Foundry ou Intel pour qu'elles montent en gamme. À plus long terme, cela pose la question de la souveraineté technologique des pays asiatiques dépendants des importations de puces.