Surcharge chinoise : le G20 s'inquiète, l'Asie retient son souffle
Lors de la réunion des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G20, conclue le 1er septembre, une déclaration présidentielle a appelé à une action coordonnée face aux risques posés par la surproduction et la stratégie d'exportation agressive de la Chine. Cette mise en garde intervient alors que Pékin subventionne massivement ses secteurs clés (acier, panneaux solaires, véhicules électriques), inondant les marchés mondiaux à des prix défiant toute concurrence. Pour les économies asiatiques, voisines et concurrentes, l'enjeu est double : elles subissent la pression déflationniste des importations chinoises tout en dépendant de la demande chinoise pour leurs propres exportations. Le texte du G20, bien que non contraignant, pourrait ouvrir la voie à des droits de douane coordonnés ou à des mécanismes de surveillance commerciale renforcée, affectant directement les chaînes d'approvisionnement régionales et les stratégies d'investissement des entreprises de Singapour, du Japon, de la Corée du Sud et d'Inde. Aucune décision concrète n'a toutefois été prise, laissant planer une incertitude sur les mesures de rétorsion possibles.