Samsung et SK Hynix plongent face aux craintes de rattrapage chinois et de surcapacité
Les actions des géants sud-coréens des puces mémoire ont chuté cette semaine : SK Hynix a perdu 26 % et Samsung Electronics 22 % en cinq séances, tandis que Micron reculait d'environ 11 %. Le déclencheur est l'annonce par le chinois ChangXin Memory Technologies (CXMT) de produits mémoire pour serveurs basés sur une nouvelle architecture, ce qui laisse craindre un rétrécissement de l'écart technologique et une érosion des parts de marché. Ce mouvement est amplifié par une chronique évoquant un possible excès d'offre en 2029, après le prochain super-cycle, ainsi que par un commentaire d'Elon Musk prédisant une production chinoise massive de RAM d'ici 2028. Toutefois, des analystes tempèrent : le développement technologique ne se traduit pas immédiatement en volume industriel, le rendement restant clé. Dans le même temps, la demande en IA (Nvidia, data centers) maintient une pression haussière sur les prix, et la construction de nouvelles usines nécessite 3 à 5 ans, repoussant un éventuel rééquilibrage de l'offre au-delà de 2028. Pour les investisseurs, cette baisse brutale interroge : s'agit-il d'une correction excessive ou d'un signal d'alerte structurel face à la montée en puissance de la Chine ?