Pétrole : le vrai goulot d'étranglement n'est plus l'offre mais la logistique
Les exportations de brut du Moyen-Orient via le détroit d'Ormuz sont remontées à 14,2 millions de barils par jour fin septembre, soit près de 80 % de leur niveau d'avant-guerre, selon Kpler. Pourtant, le Brent reste au-dessus de 100 dollars le baril. La cause n'est plus une pénurie de pétrole brut, mais une crise logistique : les taux de fret des pétroliers sont au plus haut, les primes d'assurance explosent, et le manque de capacité de raffinage (notamment pour le diesel) crée des goulets d'étranglement persistants. Même si le flux de brut se rétablit, ces problèmes structurels pourraient prendre des mois, voire des années à se résorber. Pour les consommateurs asiatiques, grands importateurs nets de pétrole, cela signifie des factures énergétiques durablement élevées, une pression inflationniste accrue et une vulnérabilité renforcée aux chocs logistiques.