Menaces américaines, défi iranien : le choix très clair de l'Inde
Le 31 août dernier, à Bichkek (Kirghizistan), le Premier ministre indien Narendra Modi a rencontré le président iranien Massoud Pezeshkian en marge du sommet de l'OCS. Cette rencontre intervient alors que les États-Unis multiplient les menaces de sanctions secondaires contre tout pays commerçant avec l'Iran, Washington ayant notamment brandi la menace de droits de douane de 25 % sur les exportations indiennes via « Operation Economic Outcast ». Malgré ces pressions, Modi a réaffirmé publiquement l'engagement de New Delhi à renforcer son « amitié de longue date » avec Téhéran et à diversifier leurs échanges commerciaux. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a répliqué en mettant en garde contre toute aide à l'Iran, tout en concédant que chaque pays a sa propre politique étrangère. Cette prise de position indienne n'est pas anodine : elle intervient après des mois de tensions entre Washington et Téhéran, et alors que Pezeshkian doit se rendre à New Delhi pour le sommet des BRICS les 12 et 13 septembre. Le message est clair : l'Inde n'entend pas laisser les États-Unis dicter sa politique étrangère, et son autonomie stratégique n'est pas négociable. Cela pourrait compliquer les relations entre New Delhi et Washington, tout en renforçant la position de l'Iran sur la scène régionale.