Les 200 milliards de dollars de Séoul aux États-Unis : un plan soumis à conditions
La Corée du Sud a annoncé un plan d'investissement de 200 milliards de dollars aux États-Unis, centré sur trois grands projets énergétiques : huit réacteurs nucléaires (120 milliards de dollars, dont 100 pour la construction et 20 en réserve), une centrale au gaz de 6,472 MW au Texas (22,3 milliards, avec les entreprises Related Cos. et NextEra Energy, mise en service prévue à partir de 2029), et une possible participation au projet d'usine de gaz naturel liquéfié en Alaska. Le volet nucléaire implique Westinghouse, Korea Electric Power Corp. et Korea Hydro & Nuclear Power, et prévoit que des entreprises sud-coréennes prennent une participation minoritaire dans Westinghouse. Cependant, le président Lee Jae Myung a conditionné tout engagement sur l'Alaska LNG à sa viabilité financière et à la conformité légale, et les investissements nucléaires seront évalués au cas par cas. Ce plan, présenté par Donald Trump comme créateur de dizaines de milliers d'emplois, reflète la volonté de Séoul de renforcer son alliance économique avec Washington, mais il est entaché d'incertitudes : la rentabilité du nucléaire reste à prouver face à la concurrence des renouvelables, et l'Alaska LNG est considéré comme "à haut risque" par le ministre sud-coréen de l'Industrie. Pour les entreprises sud-coréennes, ce plan ouvre des opportunités de contrats d'équipement et de maintenance, mais impose des conditions commerciales strictes avant tout engagement financier.